UN SITE LÉGENDAIRE...une forteresse

UN SITE LÉGENDAIRE...

La fable dit que le premier vicomte Èble avait posé les fondations de son château au Single de Chamalot dans les Gorges de la Luzège ; mais l’ouvrage des mâcons était mystérieusement démoli chaque nuit... Un matin, Èble saisit un marteau, le lança aussi loin qu’il put du chantier maudit, et l'outil atterrit au sommet du mont Ventadour.

Éperon barré, ses flancs sont naturellement fortifiés par les profondes vallées des ruisseaux de la Vigne et de la Soudeillette dont les eaux se rassemblent avant de se jeter dans la Luzège. On y accède commodément en venant du Moustier et la Chanselve sur un ensellement défendu par deux fossés encore visibles.

« L’un des plus forts châteaux du monde », selon le chroniqueur Froissart, a son entrée primitive presque intacte. Par cette poterne et un couloir en pente, on accède à un vestibule qui conserve une partie de sa voûte. Ses meurtrières lui valent le nom de « souricière », car l’assaillant qui avait pénétré jusque là se retrouvait à la merci des défenseurs. La place ne fut d'ailleurs jamais prise que par trahison. A partir de cette salle, on pénètre dans l’enceinte du château.

            

A gauche, on devine une résidence seigneuriale ou donjon s’élevait sans doute au-dessus de la souricière et de la chapelle Saint-Georges (XIIIe s.). Par une passerelle à l'étage de celle-ci, l'on accédait à la tour maîtresse - entrepôts, salle de garde et plate-forme de guet - puis au chemin de ronde. Ces constructions sont nées entre le XIIIe et le XIVe siècle.

A droite, s'élevait le second logis seigneurial dont les bases, des XVe-XVIe siècles, ont été mises au jour sans être, hélas, consolidées lors des fouilles de 1965-70. La tour carrée Renaissance, dont on discerne une fenêtre à meneaux et une cheminée, clôt la première cour, ou grande baille, ou se creuse aussi la citerne souterraine. Traversant cette cour, on atteint la petite baille qui s'achève par une redoute dont la salle en sous-sol est visitable. A partir de là, seuls des chemins de chèvres dévalent à la rivière, au pont Roudal où la légende fait naître Bernart de Ventadorn.
 




 
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