Carrefour Ventadour

IL FAUT SAUVER VENTADOUR DE LA MEDIOCRITE QUI L'ASPHYXIE.


Notre requête au Président de la République, au Directeur des Affaires Culturel du Limousin, aux Présidents de la Région Limousin et du Conseil général de la Corrèze : SAUVER VENTADOUR DE LA MEDIOCRITE QUI L'ASPHYXIE

Mieux qu'une pétition, une requête aux responsables de France et du Limousin pour qu'ils sauvent Ventadour de la médiocrité qui l'asphyxie.

Par goût de l'excellence et de la beauté et pour l'amour de la fin'amor, merci de signer et de faire suivre à vos amis : http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2013N4355

Cette requête, lancée après des années de patients efforts, reflète notre inquiétude de voir, depuis 2008, le projet de présentation et d’animation de Ventadour abandonné ou défiguré sur tous les points:

- Au lieu d’un aménagement doux du site et de ses abords, déboisement/défrichement brutal, arrachage de haies vives, terrassement de parking, construc-tion de hangar et entrepôt sauvage de matériels et matériaux d’entrepreneur sur des extensions asphaltées incontrôlées. Enfin, édification d’une baraque de billetterie dans le premier fossé d’enceinte du château.
 

- Au lieu de respecter le site, on renonce à ménager vers lui un accès graduel, initiatique et pédagogique à partir du Bourg où une Maison d’accueil devait être créée dans un long bâtiment traditionnel en granite, cédé à la Communauté de Communes par feu notre sociétaire Dominique Fouquet : "corps de ferme, logement et soue, sur un terrain de 2.720 m²", acheté 27.600 € dont subvention DETR : 11.040 € en 2002. En lieu et place, la Communauté de Communes a payé la somme inouïe de 320.000 € pour une villa à 200 m du site, dont la situation, les abords et les locaux ne se prêtent ni au parking, ni à l’accueil billetterie, ni à la boutique librairie, ni à l’exposi-tion lapidaire et au fonds documentaire prévus pour un accueil complet du visiteur.

- Au lieu de favoriser le développement local permanent par l’implantation d’un «multiple rural» - commerce et restaurant de pays - prévu sur la parcelle du bourg face au corps de ferme, cette année, une « Crêperie » saisonnière siège dans la villa susdite, sans même offrir un « torton » ! Comble de déception, l’erreur sera irréversible puisque la Commune a racheté le bâtiment ancien et envisage, contre toute logique et à grands frais, de le transformer en nouvelle mairie et atelier garage municipal.

- Quant à l’animation du site, notre association avait inauguré des formes « estivalières » à la fois populaires et savantes, ouvrant la voie à un festival original, nourri de la tradition historique et poétique de Ventadour. Les responsables actuels en ont pris radicalement le contre-pied dans le programme du soi-disant festival où "ripailles" et "danseuses à claquettes" au son de "l’irish music" côtoient les poncifs médiévaux les plus éculés, voire carrément offensants pour l’histoire, illustrant en « sons et lumières » tonitruants des aventures guerrières dont Ventadour ne fut jamais le lieu, des amours troubadouresques niaises, ignorantes de la lyrique médiévale, assortis d'une chronique contemporaine sans fondement, et jamais un seul mot de langue occitane. Il y a là à nos yeux un forfait culturel sur lequel nous avons courtoisement, puis franchement attiré l’attention sans être entendus ni écoutés. Même l’argument de bon sens montrant que trois jours du « festival » actuel coûtent cinq fois plus (#120.000 €) que notre semaine entière de spectacles, concerts et attractions de qualité, même cela n’a pas été reçu comme raisonnable.

D’où la nécessité de le dire haut et fort :

IL FAUT SAUVER VENTADOUR DE LA MEDIOCRITE QUI L'ASPHYXIE.

Signez et faites signer la requête. Merci.

 

UN SITE LÉGENDAIRE...

La fable dit que le premier vicomte Èble avait posé les fondations de son château au Single de Chamalot dans les Gorges de la Luzège ; mais l’ouvrage des mâcons était mystérieusement démoli chaque nuit... Un matin, Èble saisit un marteau, le lança aussi loin qu’il put du chantier maudit, et l'outil atterrit au sommet du mont Ventadour.

Éperon barré, ses flancs sont naturellement fortifiés par les profondes vallées des ruisseaux de la Vigne et de la Soudeillette dont les eaux se rassemblent avant de se jeter dans la Luzège. On y accède commodément en venant du Moustier et la Chanselve sur un ensellement défendu par deux fossés encore visibles.

« L’un des plus forts châteaux du monde », selon le chroniqueur Froissart, a son entrée primitive presque intacte. Par cette poterne et un couloir en pente, on accède à un vestibule qui conserve une partie de sa voûte. Ses meurtrières lui valent le nom de « souricière », car l’assaillant qui avait pénétré jusque là se retrouvait à la merci des défenseurs. La place ne fut d'ailleurs jamais prise que par trahison. A partir de cette salle, on pénètre dans l’enceinte du château.

            

A gauche, on devine une résidence seigneuriale ou donjon s’élevait sans doute au-dessus de la souricière et de la chapelle Saint-Georges (XIIIe s.). Par une passerelle à l'étage de celle-ci, l'on accédait à la tour maîtresse - entrepôts, salle de garde et plate-forme de guet - puis au chemin de ronde. Ces constructions sont nées entre le XIIIe et le XIVe siècle.

A droite, s'élevait le second logis seigneurial dont les bases, des XVe-XVIe siècles, ont été mises au jour sans être, hélas, consolidées lors des fouilles de 1965-70. La tour carrée Renaissance, dont on discerne une fenêtre à meneaux et une cheminée, clôt la première cour, ou grande baille, ou se creuse aussi la citerne souterraine. Traversant cette cour, on atteint la petite baille qui s'achève par une redoute dont la salle en sous-sol est visitable. A partir de là, seuls des chemins de chèvres dévalent à la rivière, au pont Roudal où la légende fait naître Bernart de Ventadorn.
 




 
 
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